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et RAPPELS
Eric Besson vient de relancer l’idée d’une TVA dite "sociale". En annonçant un arbitrage sur cette question au printemps, Eric Besson veut préparer les esprits
aux mauvaises surprises que le gouvernement réserve aux Français dès après les élections municipales.
Ça s'appelle sûrement une "étrenne de nouvel an"...
Le 15 décembre 2007, nous avons salué la naissance du blog de l'équipe "La Seyne dans le bon sens" qui se présentera aux suffrages des électeurs seynois les 9 et 16 mars 2008, à
l'occasion des élections municipales. Cette équipe, qui réunit toutes les composantes de la gauche seynoise, sera animée par notre secrétaire de section, Marc Vuillemot, actuellement président
des élus socialistes du conseil municipal.
Beaucoup de nos concitoyens l’ignorent, mais il ne leur reste que quelques jours pour contester le Plan Local d’Urbanisme révisé.
Comme chaque année, le secrétaire de la section Var-Ouest du PS, par ailleurs
Président des élus socialistes de la Gauche Unie, donne sa position sur les commémorations du 5 décembre :
La violence a encore
flambé dans une banlieue.
Le Parti socialiste a dénoncé les violences inacceptables qui se sont déroulées après la mort de deux jeunes à Villiers-le-Bel dans une collision avec une voiture de police. Il a exprimé sa solidarité avec les familles des jeunes, les nombreux policiers blessés dans les émeutes, les habitants sous le choc et le maire d’une commune dévastée. Un nouveau cap dans les violences urbaines a été franchi, avec le risque de nouveaux drames. Le PS a rappelé que la priorité doit être au retour au calme. Toute la lumière sur la mort des deux jeunes doit être établie à partir d’une information judiciaire.
Ce drame a souligné la nécessité de rétablir une police de proximité, davantage présente sur le terrain, en confiance avec la population, alors que celle-ci a été volontairement et démantelée depuis 2002.
Mais, au-delà, il a mis en lumière la situation sociale explosive de ces quartiers et l’inaction de la droite au pouvoir depuis 2002. Avec un taux de chômage et un échec scolaire deux fois plus élevés que pour le reste de la population, les habitants des quartiers populaires sont les premières victimes d’une montée sans précédent de la violence.
Les banlieues sont absentes de toutes les priorités du gouvernement, malgré l’annonce maintes fois reportée d’un « plan banlieue » sans ambition et sans moyens. Les crédits de paiement consacrés à la politique de la ville vont baisser de 12,7% en 2008, tandis que la symbolique dotation de solidarité urbaine (DSU), réservée aux communes urbaines les plus pauvres, devrait diminuer de 30 millions.
Au lieu d’une logique de reconquête impliquant une nouvelle doctrine d’action pour les forces de sécurité, Nicolas Sarkozy n’a annoncé qu’un dispositif supplémentaire de contention du désordre, avec la création d’unités de sécurisation qui s’ajouteront aux brigades qui existent déjà.
Pour nous, Seynois, qui avons connu des situations de tension dans nos quartiers populaires, il y a d'autant plus urgence.
Notre blog était en panne d'accès pour son "ouebmestre" depuis près d'un mois. On n'a jamais compris pourquoi, mais, bon, ça remarche. Nos visiteurs retrouveront donc ci-dessous
plusieurs articles qui étaient en attente de mise en ligne.
Depuis la grève du 18 octobre, le gouvernement a refusé toutes les propositions de négociation formulées par les organisations syndicales. Il s’est entêté et a voulu passer en
force en acculant les salariés au conflit. Aujourd’hui, devant l’ampleur du mouvement, le gouvernement est placé devant ses responsabilités. Il a enfin dû ouvrir des négociations dans les
entreprises, avec la présence de l’État comme le demandent les syndicats.
Chaque heure compte. C’est le pouvoir qui détient la clé de sortie du conflit en s’impliquant directement. Il en va de l’intérêt du pays, des conditions de vie de nos concitoyens et des salariés concernés.
Deux ans après les graves émeutes de l’automne 2005, la situation des banlieues reste dramatique, selon le bilan dressé par l’Observatoire national des zones urbaines sensibles
(ONZUS), véritable réquisitoire contre la politique menée depuis 2002 par la droite.
Avec un taux de chômage et un échec scolaire deux fois plus élevés qu’ailleurs, avec une santé qui continue de se dégrader, les 4 millions d’habitants des zones urbaines sensibles (ZUS)
deviennent des citoyens de seconde zone. Exposés de plein fouet aux ponctions de pouvoir d’achat (essence, produits de première nécessité, franchises médicales,…), confrontés à la montée de la
violence (atteintes aux biens et aux personnes avec violence en hausse de 8% en 2006), ils perdent tout espoir. Le gouvernement a asphyxié les associations, supprimé la police de proximité,
dissout les ZEP, et limité les crédits aux transports de proximité, à l’image de Clichy-sous-Bois qui n’a toujours ni commissariat ni tramway. Les conditions d’une nouvelle explosion sociale sont
aujourd’hui réunies.
Malgré le nombre de mal-logés dans notre pays, le programme de renouvellement urbain ne prévoit de reconstruire que 7 logements quand 10 sont détruits, obligeant les familles les plus modestes à vivre dans des conditions indignes, ou dans des taudis loués par des "marchands de sommeil". De nombreuses villes de droite refusent toujours de contribuer à l’objectif de solidarité urbaine fixé à 20% de logements sociaux, suivant l’exemple de Neuilly-sur-Seine (3,2%), et au rythme actuel il faudrait 50 ans pour y parvenir.
Le Parti socialiste dénonce l’égoïsme du gouvernement et de nombreuses municipalités de droite, qui préfèrent chasser les pauvres plutôt que de répondre à la montée
des inégalités. Il sera sans complaisance pour le énième "plan banlieue" que la secrétaire d’État à la politique de la ville annoncera en janvier prochain, quelques semaines seulement avant les
élections municipales, et sans qu’aucun financement n’ait été prévu pour 2008.
Inutile de dire que nous sommes bien placés, à La Seyne, pour mesurer ce qu'il en est.
Jour après jour, les études viennent toutes confirmer le caractère inefficace et profondément injuste de la politique fiscale menée depuis six ans par l’UMP.
Le portrait social de la France en 2007, publié ces derniers jours par l’INSEE, dresse à cet égard un constat sans appel. Cette étude conclut ainsi que le mouvement de baisse des inégalités du niveau de vie et de la pauvreté, pourtant régulier depuis les années 70, s’est "essoufflé depuis 2002, la pauvreté ayant même légèrement augmenté en 2005, tandis que les inégalités de patrimoine se sont, elles, renforcées". Ainsi, le niveau de vie des 10% des Français les plus modestes n’a pas évolué depuis 6 ans et la France compte aujourd’hui 250.000 pauvres de plus qu’en 2002.
Les inégalités de patrimoine se sont littéralement envolées au cours de cette période : le patrimoine des 10% des Français les plus riches (450.000 euros) a progressé de 40% quand celui des 10% les plus pauvres (2.110 euros) stagnait.
Ce mouvement creuse les inégalités initiales, puisqu’il frappe davantage les jeunes couples, les non qualifiés et les familles nombreuses. Le constat est donc clair : l’ascenseur social, élément fondateur de notre pacte républicain qui privilégie le mérite à l’héritage, est en panne et s’est transformé en "descenseur social".
Cette étude, fondée pour la première fois sur des indicateurs d’inégalités sociales, démontre que cette situation résulte des choix fiscaux anti-redistributifs de la majorité en place depuis six ans qui à cassé un à un tous les outils favorisant la redistribution, c’est-à-dire l’égalité des chances.
Les dispositions adoptées cet été, et notamment le bouclier fiscal ( qui permettra aux 1.000 contribuables dont la fortune dépasse 15,5 millions d’euros de profiter chacun d’une baisse d’impôt de 270 000 euros), ne feront qu’accélérer ce processus, au détriment de notre de Pacte social.
Le Parti socialiste a donc demandé donc au gouvernement de prendre acte de ces faits, désormais incontestables. Pour mettre ses actes en conformité avec ses belles déclarations sur l’ "ascension sociale par le travail et le mérite", il doit changer radicalement de politique fiscale en réhabilitant les impôts directs et progressifs, et non les taxes (TVA sociale,…) et la rente (bouclier fiscal, ISF, droits de successions et donations).

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